« J’en suis venu à voir que le ministère n’est pas tant quelque chose qu’on donne, mais une simple présence aux autres, une écoute, le partage de leur quotidien. »
Il sera professeur agrégé de gestion et doyen associé pour la stratégie et la mission au College of Business Administration de l’Université Loyola Marymount.
Baccalauréat en sciences politiques, University of California, Berkeley ; maîtrise en économie politique internationale et doctorat en gestion, London School of Economics and Political Science ; maîtrise en études théologiques, Loyola University Chicago ; baccalauréat en théologie, Boston College Clough School of Theology and Ministry.
La poterie a été un aspect aussi inattendu qu’important de ma formation jésuite. Je me surprends souvent à réfléchir à l'image du potier et de l'argile : comment Dieu nous façonne doucement à travers nos expériences et nos relations. Travailler l'argile m'a aidé à reconnaître mes propres vulnérabilités, à sentir combien nous dépendons des mains fermes du divin Potier. De même que l'argile doit être calée, centrée et façonnée avant de prendre forme, j'en suis venu à considérer mon propre cheminement comme façonné par Dieu pour quelque chose qui me dépasse. La lenteur et la minutie du travail de l'argile m’ont inculqué la patience et la confiance, car la transformation ne se produit pas instantanément, mais se déploie dans le temps. Mes heures de silence au tour sont pour moi un espace de réflexion et de dialogue silencieux avec Dieu.
Mon expériment de pauvreté au noviciat, certainement. J’ai été accueilli dans les communautés yup'ik de Scammon Bay, Hooper Bay et Chevak, en Alaska. J'ai pu constater la générosité des communautés autochtones de la région, leur hospitalité, leur façon de partager la nourriture – orignal, saumon, huile de phoque et baies sauvages. Chaque repas était offert en signe d'accueil et de solidarité.
Au début, je voulais faire quelque chose, apporter ma contribution, mais j’ai fini par apprendre la présence. J'en suis venu à voir que le ministère n’est pas tant quelque chose qu’on donne, mais une simple présence aux autres, une écoute, le partage de leur quotidien. Ils m’ont accueilli chez eux, invité à vivre leurs traditions, jusqu’au maqi dans le sauna familial, où, sans prétention, l’on partage des histoires dans la vapeur et le silence. Leur mode de vie, profondément ancré dans la communauté et la résilience, m'a aidé à comprendre ce que c’est que de cheminer avec les autres.