« Au fil de mes trois années de régence, mes élèves n’ont cessé de me faire voir qu’il y a une solution, et ils m’ont rempli d’un immense espoir. Mon rôle, le rôle d’un prêtre jésuite, est de leur montrer la même chose. »
Il travaillera en pastorale à la paroisse St. Ignatius Loyola à New York.
Baccalauréat en économie, Loyola University Maryland ; maîtrise en philosophie, Saint Louis University ; maîtrise en théologie, Jesuit School of Theology of Santa Clara University
C’est simple : mes trois années de régence à l’école secondaire jésuite Cristo Rey d'Atlanta. Il y aurait tant à dire sur mes interactions avec les élèves et les collègues, qui ont façonné et continuent de façonner le pasteur que je suis aujourd’hui. Les cravates nouées pour mes élèves avant qu’ils partent pour leur entrevue d’embauche, les séances de remue-méninges avec le directeur au moment de passer à l’enseignement en ligne, les réunions du jeudi sur le pouce à la cantine… mon séjour à Atlanta a été marqué par la grâce.
Un exemple. Au début de ma dernière année de régence, j’ai remarqué que mes élèves de deuxième année – et, en fait, tous les étudiants de l’école – avaient à la bouche une expression fourre-tout que je n’aimais pas : « C’est pas possible ! » Ils l’utilisaient à propos de tout. Très vite, j’ai commencé à leur répondre : « Il y a une solution ! » C’est bientôt devenu une sorte de formule rituelle qui nous a amenés à reconnaître que, oui, « Il y a une solution ! » Au fil de mes trois années de régence, mes élèves n’ont cessé de me faire voir qu’il y a une solution, et ils m’ont rempli d’un immense espoir. Mon rôle, le rôle d’un prêtre jésuite, est de leur montrer la même chose. Deux ans plus tard (en 2024), à la remise des diplômes, j’ai pu retourner à Atlanta pour assister à la cérémonie. Mes élèves, désormais diplômés, répétaient toujours ce mantra : « Il y a une solution ! »