Histoires Archive - Jesuits.org https://www.jesuits.org/fr/stories/ Welcome to the Society of Jesus in Canada and the United States Mon, 12 May 2025 18:12:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.2 https://www.jesuits.org/wp-content/uploads/2024/07/cropped-Jesuits_fav_light-32x32.png Histoires Archive - Jesuits.org https://www.jesuits.org/fr/stories/ 32 32 Les jésuites saluent l’avènement du pape Léon XIV et prient pour lui https://www.jesuits.org/fr/stories/les-jesuites-saluent-lavenement-du-pape-leon-xiv-et-prient-pour-lui/ Mon, 12 May 2025 16:47:43 +0000 https://www.jesuits.org/?post_type=story&p=117381 Élu 267e pape le 8 mai 2025, le cardinal Robert Prevost de Chicago a pris le nom de pape Léon XIV. Voici la déclaration du père Brian Paulson, SJ, président de la Conférence jésuite du Canada et des États-Unis, au lendemain de son élection. 

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(Photo : © Mazur/cbcew.org.uk)

Élu 267e pape le 8 mai 2025, le cardinal Robert Prevost de Chicago a pris le nom de pape Léon XIV. Voici la déclaration du père Brian Paulson, SJ, président de la Conférence jésuite du Canada et des États-Unis, au lendemain de son élection. 

Au nom de la Conférence jésuite du Canada et des États-Unis, j’adresse mes vœux les plus chaleureux au pape Léon XIV à l’occasion de son élection. Je le remercie d’avoir accepté la responsabilité capitale de guider l’Église catholique, et je suis reconnaissant au Collège des cardinaux pour son discernement judicieux sous la conduite de l’Esprit Saint.

Comme j’ai passé plus de 30 ans à exercer le ministère à Chicago, je partage l’immense fierté que ressentent aujourd’hui des millions d’habitants de la « Ville aux larges épaules ». Et je suis convaincu que le cœur missionnaire du pape Léon et ses compétences en matière de leadership lui seront utiles pour guider l’Église universelle.

La Conférence jésuite du Canada et des États-Unis est impatiente de collaborer avec le pape Léon XIV au service de la foi et de la promotion de la justice. Avec la communauté jésuite du monde entier, je garderai constamment dans mes prières le pape Léon XIV et ses intentions.

Prière pour le pape Léon XIV

Dieu de toutes les nations,

Habemus papam! Nous avons un nouveau pape ! 

C’est avec confiance et gratitude que nous nous tournons vers ton Esprit Saint. Nous savons que ton Esprit a été actif pendant cette période de conclave et qu’il a guidé le discernement dans la prière qui a conduit ton Église à ce moment important. Maintenant que le pape Léon XIV assume le ministère pétrinien, nous prions pour que ton Esprit se rapproche toujours plus de notre nouveau Saint-Père en éclairant son chemin pour qu’il puisse voir dans la foi les besoins de ton peuple et y répondre fidèlement.

Nous prions pour que le pape Léon XIV soit conforté dans son ministère. Qu’il continue à construire des ponts qui nous relient les uns aux autres. Qu’il soit un exemple de foi, d’espérance et d’amour. Donne-lui, nous t’en prions, la joie dans son travail et une ferveur renouvelée pour ton message évangélique. Qu’il ne perde jamais de vue le Christ qui marche devant nous et au milieu de nous, en particulier chez les plus vulnérables, les oubliés et les exclus.

Christ Jésus, bénis le pape Léon XIV et bénis-nous, ton peuple saint, alors qu’ensemble nous nous efforçons d’être ton Corps dans notre monde blessé.

Amen.

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Les Jésuites du Canada et des États-Unis pleurent la mort du pape François https://www.jesuits.org/fr/stories/les-jesuites-du-canada-et-des-etats-unis-pleurent-la-mort-du-pape-francois/ Mon, 21 Apr 2025 17:13:29 +0000 https://www.jesuits.org/?post_type=story&p=117257 Le pape François est décédé le 21 avril 2025, à l’âge de 88 ans. La Conférence jésuite partage le deuil de nombre de personnes et de communautés à travers le monde.

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Le pape François sur la place Saint-Pierre en 2017 (Daniel Ibañez/CNA)

Le pape François est décédé le 21 avril 2025, à l’âge de 88 ans. La Conférence jésuite partage le deuil de nombre de personnes et de communautés à travers le monde. Qu’il repose dans la paix du Christ.

Né à Buenos Aires, en Argentine, le 17 décembre 1936, Jorge Mario Bergoglio est entré dans la Compagnie de Jésus le 11 mars 1958 et a été ordonné prêtre le 13 décembre 1969. Il a été maître des novices, professeur de théologie et provincial des jésuites en Argentine (1973-1979).

Photo non datée du père Jorge Mario Bergoglio (Curie jésuite)

Nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992 puis archevêque en 1998, il a été élevé au Collège des cardinaux par le pape Jean-Paul II en 2001. Le 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio était élu pape, devenant ainsi le premier pape jésuite et le premier pape originaire des Amériques et de l’hémisphère Sud. On pourra trouver sa nécrologie complète dans le magazine America.

Voici une déclaration du père Brian Paulson, SJ, président de la Conférence jésuite du Canada et des États-Unis, à l’occasion du décès du pape François.

Je me joins aux personnes de partout à travers le monde qui pleurent la disparition du Saint-Père, le pape François. Je prie pour le repos de son âme et pour la consolation de sa famille, de ses amis et de ses frères jésuites. Des réflexions et des analyses plus approfondies sur l’héritage qu’il laisse paraîtront dans les semaines et les mois à venir, mais je tiens aujourd’hui à exprimer brièvement ma gratitude pour la vie extraordinaire du Saint-Père au service du peuple de Dieu, une vie sous le signe de l’amour du Christ.

Le pape François était avant tout un pasteur. Il n’a cessé d’encourager les évêques, les prêtres et tous les ministres de l’Église à aller à la rencontre des gens, où qu’ils se trouvent dans leur cheminement de vie avec sa part de difficulté, de complexité et d’ambiguïté, et à les aider à grandir en sainteté. Le témoignage du Saint-Père, celui d’un pasteur qui portait « l’odeur des brebis » par sa proximité avec ceux et celles qui vivent en marge de l’Église et de la société, m’a toujours inspiré et interpellé dans mon propre ministère sacerdotal.

Le pape François au milieu de réfugiés à la soupe populaire du Centro Astalli à Rome, en 2013. (Service jésuite des réfugiés)

Pape de la périphérie, lors de son premier voyage officiel hors de Rome, il s’est rendu sur l’île de Lampedusa dans la Méditerranée, point d’entrée de nombreux migrants en Europe, pour prier et plaider la cause de ces gens qui avaient quitté leur foyer et risqué leur vie en quête d’un avenir meilleur. Il a lavé les pieds de prisonniers lors des liturgies du Jeudi saint, fait construire des douches pour les sans-abri sur la place Saint-Pierre et nommé des cardinaux de régions du monde, qui n’avaient jamais eu cardinal auparavant : l’Amazonie, les Philippines, le Soudan du Sud, la Birmanie, etc. Ces décisions et des centaines d’autres semblables ont fait la une des journaux au point qu’il est facile de les tenir pour acquises, mais n’oublions pas combien son audace nous a surpris. Je crois que le pape François restera toujours dans les mémoires pour la façon dont il a amené les personnes et les communautés marginalisées au cœur de l’Église.

Le pape François avec le supérieur général des Jésuites, le père Arturo Sosa (Curie jésuite)

Au moment d’évaluer le leadership du pape François, on verra comment ses réformes de la gouvernance de l’Église, du rôle des laïcs et de l’engagement social de l’Église au service du monde s’enracinaient dans les enseignements du concile Vatican II. Le « Projet François », comme on a pu l’appeler, n’était pas seulement sa vision personnelle, mais une approche façonnée par son expérience de dirigeant de l’Église latino-américaine dans les décennies qui ont suivi le Concile.

L’influence ignatienne sur le ministère du pape François est également indéniable. En l’écoutant et en lisant ses écrits, je constate que sa pensée était marquée par les Exercices spirituels de saint Ignace. Cette « école du cœur » aide le retraitant à prendre conscience de ses dons, de ses faiblesses et de son péché en méditant la vie, la mort et la résurrection de Jésus. La spiritualité ignatienne est extraordinairement concrète, axée sur nos espoirs, nos désirs, nos rêves, nos luttes, nos joies et nos peines. Dans des textes comme Evangelii Gaudium et Laudato Si’, par exemple, le pape François a proposé sa propre « école du cœur » en invitant tous les croyants à trouver la joie de l’Évangile dans leur vie quotidienne et à s’engager à répondre « au cri de la terre et au cri des pauvres », dimension essentielle de leur vie de disciples.

Le père Brian Paulson, SJ, avec le pape François

Ces dernières années, le Synode sur la synodalité s’est imposé comme un moment caractéristique de l’ouverture du pape François sur les périphéries : l’Église catholique universelle est appelée à vivre une écoute plus profonde et plus inclusive. Je prie pour que ce nouveau mode de dialogue et de prise de décision continue de se développer et de s’enraciner dans l’Église dans les années à venir.

Concluons cette brève réflexion par une citation d’Evangelii Gaudium, dont la richesse est un don à l’Église pour des générations. Dans ce passage, comme dans toute l’exhortation apostolique, nous entrevoyons ce que le pape François considérait comme le cœur de la vie spirituelle : « l’Évangile invite avant tout à répondre au Dieu qui nous aime et qui nous sauve, en le reconnaissant dans les autres et en sortant de nous-mêmes pour chercher le bien de tous. » Honorons le pape François en nous efforçant de suivre ce conseil chaque jour.

Que notre Saint-Père le pape François repose dans la paix du Christ, son Seigneur et son frère.

« L’Évangile invite avant tout à répondre au Dieu qui nous aime et qui nous sauve, en le reconnaissant dans les autres et en sortant de nous-mêmes pour chercher le bien de tous. »
– Le pape François

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Quatorze novices jésuites prononcent leurs premiers vœux https://www.jesuits.org/fr/stories/quatorze-novices-jesuites-prononcent-leurs-premiers-voeux/ Mon, 26 Aug 2024 19:37:44 +0000 https://www.jesuits.org/?post_type=story&p=114036 Quatorze novices jésuites des États-Unis, du Canada et d'Haïti ont prononcé leurs premiers vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance en août 2024.

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Alvaro Pacheco Jr, SJ, et MacLean Andrews, SJ, ont prononcé leurs premiers vœux à la chapelle du Sacré-Cœur de l’Université Loyola Marymount à Los Angeles le 10 août.

19 août 2024 – Quatorze novices jésuites des Etats-Unis, du Canada et d’Haïti ont prononcé ce mois-ci leurs premiers vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Un novice passe deux ans au noviciat pour la première étape de la formation jésuite, qui culmine avec la profession des premiers vœux dans la Compagnie de Jésus.

Les messes de la journée des vœux ont été célébrées à la chapelle du Sacré-Cœur de l’université Loyola Marymount à Los Angeles, à l’église catholique Saint-Thomas More à Saint-Paul (Minnesota), à la cathédrale de l’Immaculée-Conception à Syracuse (New York), à la chapelle Saint John Francis Regis de l’université Regis à Denver et à Notre-Dame du Perpétuel Secours à Ouanaminthe (Haïti).

Quatre jésuites ont prononcé leurs premiers vœux le 10 août à l’église catholique Saint Thomas More à St : Jonathan Jue-Wong, SJ, John Rosenwinkel, SJ, Charles Bulger, SJ, et Thomas Hellenbrand, SJ.

Lors de la messe, chaque novice jésuite fait individuellement sa promesse devant l’Eucharistie, comme l’ont fait saint Ignace de Loyola, fondateur des jésuites, et certains de ses premiers compagnons. Ils reçoivent également une croix de vœux qu’ils garderont pour le reste de leur vie.

Quatre jésuites ont prononcé leurs premiers vœux le 10 août à la cathédrale de l’Immaculée Conception à Syracuse, New York : Mitchell Tu, SJ, Eric Panicco, SJ, François Venne, SJ, et Alejandro Lozano, SJ.

Pendant leurs deux années de noviciat, les novices se sont préparés à devenir membres de l’ordre en apprenant à connaître la Communauté, en participant aux ministères locaux et en vivant dans les communautés jésuites. Ils se sont également engagés dans des pèlerinages, ont effectué un service communautaire et ont complété les Exercices spirituels – une retraite silencieuse de 30 jours développée par Saint Ignace.

Darley Revost, Wilner Alcide et Shibely Fistidor ont prononcé leurs premiers vœux le 6 août à Notre Dame de Perpétuel Secours à Ouanaminthe, Haïti.

Les novices font également l’expérience de la vie de jésuite, notamment en vivant en communauté et en exerçant leur ministère dans différents milieux – des hôpitaux et des pays du tiers monde aux soupes populaires et aux écoles secondaires jésuites.

Au moment où un novice s’agenouille devant l’autel pour prononcer ses vœux, il est prêt et disposé à prononcer les mots de la formule de vœu à Dieu, qui conclut : « Et comme tu m’as donné librement le désir de faire une offrande, de même tu peux me donner la grâce abondante de l’accomplir. »

Will Hayes a prononcé ses premiers vœux le 10 août à la chapelle St. John Francis Regis de l’Université Regis à Denver.

Après la prononciation des premiers vœux, les jésuites qui se préparent à être prêtres commencent généralement trois années d’études : deux années d’études de philosophie, combinées à une année de cours de théologie de niveau supérieur. Les hommes qui ont prononcé leurs vœux en tant que frère jésuite suivent généralement plusieurs cours de théologie. Cliquez ici pour en savoir plus sur les étapes de la formation des jésuites.

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Jeffrey S. Burwell, SJ, nommé prochain Provincial des Jésuites du Canada https://www.jesuits.org/fr/stories/jeffrey-s-burwell-sj-nomme-prochain-provincial-des-jesuites-du-canada/ Fri, 15 Mar 2024 23:05:49 +0000 https://www.jesuits.org/stories/jeffrey-s-burwell-sj-nomme-prochain-provincial-des-jesuites-du-canada/ 15 mars 2024 — La Compagnie de Jésus (les Jésuites) a annoncé la nomination du père Jeffrey S. Burwell, SJ, comme prochain Provincial des Jésuites du Canada. Cette nomination est l’aboutissement d’un processus de consultation et de discernement réfléchi et de prière, marquant une étape importante pour la Province canadienne. Le père Burwell succédera au […]

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15 mars 2024 — La Compagnie de Jésus (les Jésuites) a annoncé la nomination du père Jeffrey S. Burwell, SJ, comme prochain Provincial des Jésuites du Canada. Cette nomination est l’aboutissement d’un processus de consultation et de discernement réfléchi et de prière, marquant une étape importante pour la Province canadienne.

Jeffrey S. Burwell, SJ

Le père Burwell succédera au père Erik Oland et prendra ses nouvelles fonctions le 31 juillet 2024, lors d’une messe inaugurale à la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes à Toronto. Une célébration spéciale aura également lieu à l’infirmerie des Jésuites à Richelieu, au Québec, à la fête de l’Assomption, le 15 août 2024.

Le père Burwell, âgé de 48 ans, est un spécialiste de l’éducation dont les recherches doctorales l’ont conduit en Terre sainte, où il s’est intéressé aux écoles catholiques de Jérusalem-Est et de Cisjordanie. Au St. Paul’s College à l’université du Manitoba et actuellement au Campion College de l’université de Regina, il concilie son travail universitaire avec un service pastoral en tant qu’aumônier de la police (GRC) et des prisonniers. Il consacre ses vacances universitaires à l’exercice de son ministère au sein des communautés autochtones Dene et Cree de la Saskatchewan et du Manitoba.

Occupant les postes de supérieur local depuis 2017 et de conseiller provincial depuis 2021, le père Burwell apporte une compréhension profonde de la mission jésuite et une appréciation significative des diverses cultures du Canada et d’Haïti.

Ce changement de direction intervient dans un temps où la Compagnie de Jésus cherche à approfondir son engagement face aux défis contemporains, guidé par ses Préférences Apostoliques Universelles : montrer le chemin vers Dieu par les Exercices Spirituels et le discernement ; marcher avec les exclus ; cheminer avec les jeunes ; et prendre soin de notre maison commune.

Un provincial jésuite dirige une région géographique spécifique. Ce rôle est profondément spirituel, avec des responsabilités qui vont au-delà des tâches administratives pour inclure l’orientation de la mission de la province et offrir un soin spirituel et pastoral à ses membres. Le mandat des provinciaux est généralement de six ans.

La Conférence Jésuite du Canada et des États-Unis compte cinq provinces. La Province canadienne de la Compagnie de Jésus englobe un large éventail d’œuvres, notamment des collèges/universités, des écoles secondaires et pré-secondaires, des paroisses, des maisons de retraite, des formations à la spiritualité, des ministères autochtones, des centres de justice sociale et des initiatives écologiques.

Les Jésuites du Canada, ainsi que leurs partenaires, se réjouissent de soutenir le père Burwell dans son nouveau rôle, et continuent à servir la mission de l’Église et de la société au Canada et au-delà.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter José Sanchez, directeur des communications des Jésuites du Canada, à l’adresse CANcommunications@jesuites.org.

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Dix-sept jésuites ordonnés diacres https://www.jesuits.org/fr/stories/dix-sept-jesuites-ordonnes-diacres/ https://www.jesuits.org/fr/stories/dix-sept-jesuites-ordonnes-diacres/#respond Fri, 12 Jan 2024 00:33:30 +0000 https://www.jesuits.org/stories/dix-sept-jesuites-ordonnes-diacres/ Dix-sept jésuites américains, canadiens et haïtiens ont été ordonnés diacres lors de messes célébrées aux États-Unis, au Canada et en Haïti en 2023.

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Dix-sept jésuites américains, canadiens et haïtiens ont été ordonnés diacres lors de messes célébrées aux États-Unis, au Canada et en Haïti en 2023. Pour un jésuite en formation, l’ordination diaconale est la dernière étape de la préparation à l’ordination sacerdotale dans la Compagnie de Jésus.

Le 13 mai, Matthew Hendzel, SJ, et Raymond Parcon, SJ, ont été ordonnés diacres à la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes à Toronto par Mgr Ivan Camilleri, évêque auxiliaire de Toronto.

Raymond Parcon, SJ, et Matthew Hendzel, SJ, ordonnés diacres le 13 mai à Toronto par Mgr Ivan Camilleri

Le même jour, Brook Stacey, SJ, et Maréus Tousséliat , SJ, étaient ordonnés diacres en l’église Saint-Ignace de Paris par Mgr Theodoros Kontidis , SJ, archevêque d’Athènes.

Maréus Tousséliat , SJ; Erik Oland, SJ, provincial des jésuites du Canada ; Erik Sorensen, SJ ; et Brook Stacey, SJ

Curtis McKenzie, SJ, a été ordonné diacre le 27 mai au Séminaire catholique ukrainien de Stamford (Connecticut) par Mgr Paul Chomnycky , OSBM, éparque de Stamford.

Curtis McKenzie, SJ (à droite) avec le P. Erik Oland, SJ, provincial des jésuites du Canada

Le 5 août, Ketler Lysius, SJ, était ordonné diacre en Haïti, lors de la messe où le père Robenson Siquitte, SJ, était ordonné prêtre.

Ketler Lysius , SJ (à gauche) et le P. Robenson Siquitte , SJ (à droite)

Trois jésuites américains et deux de leurs confrères ont été ordonnés diacres le 23 septembre en l’église St Ignatius du Boston College par Mgr Mark O’Connell, évêque auxiliaire de Boston : ce sont Thomas Elitz, SJ, Brendan Gottschall, SJ, et Minh-Hoang Le, SJ.

Les nouveaux diacres étudient à la faculté de théologie et de pastorale du Boston College.

Cinq jésuites ont été ordonnés diacres le 23 septembre à Boston.

Joseph Dickan, SJ, a été ordonné diacre le 11 octobre en l’église Notre-Dame des Cèdres du Liban de Jamaica Plain (Massachusetts) par Mgr Gregory Mansour, évêque de l’éparchie maronite Saint-Maron de Brooklyn.

Joseph Dickan , SJ (au centre)

Le 21 octobre, sept jésuites américains ont été ordonnés diacres avec deux de leurs confrères en la cathédrale du Christ-Lumière d’Oakland (Californie) par Mgr Michael C. Barber, SJ, évêque d’Oakland : ce sont Christopher Alt, SJ ; Brendan G. Coffey, SJ ; L. Ryen Dwyer, SJ ; Daniel J. Everson, SJ ; Chia-Yang « CY » Kao, SJ ; Bryan D. Paulsen, SJ ; et Michael J. Tedone, SJ.

Ils étudient actuellement à la faculté jésuite de théologie de l’Université de Santa Clara à Berkeley, en Californie.

Le 21 octobre, neuf jésuites ont été ordonnés diacres à Oakland, en Californie.

Les nouveaux diacres sont ordonnés dans le cadre de leur formation sacerdotale et ils sont autorisés à proclamer la Parole de Dieu, à prêcher et à présider les sacrements du baptême et du mariage ainsi que le rite de la sépulture chrétienne. Pour en apprendre davantage sur les étapes de la formation jésuite, consultez etrejesuite.org.

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John Baumann, fondateur de « Faith in Action », fait vivre la théologie https://www.jesuits.org/fr/stories/john-baumann-fondateur-de-faith-in-action-fait-vivre-la-theologie/ Wed, 20 Sep 2023 23:09:09 +0000 https://www.jesuits.org/stories/john-baumann-fondateur-de-faith-in-action-fait-vivre-la-theologie/ par MegAnne Liebsch Septembre 2023 — Le père John Bauman, SJ, n’est pas ce qu’il appelle « quelqu’un qui s’affiche ». Organisateur communautaire chevronné, il préfère rester discret, que ce soit lors de manifestations, de séances du conseil municipal ou de conférences de presse. Pour lui, l’organisation communautaire consiste à donner aux autres les moyens de changer […]

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par MegAnne Liebsch

Septembre 2023 — Le père John Bauman, SJ, n’est pas ce qu’il appelle « quelqu’un qui s’affiche ». Organisateur communautaire chevronné, il préfère rester discret, que ce soit lors de manifestations, de séances du conseil municipal ou de conférences de presse. Pour lui, l’organisation communautaire consiste à donner aux autres les moyens de changer leur milieu.

« Organiser, c’est mettre les gens au premier plan, explique le père Baumann. Un de mes premiers mentors me disait : Si je te vois cité dans le journal, tu es viré. »

Le père Baumann s’est conformé à cette directive tout au long de sa carrière d’une cinquantaine d’années; voilà donc un personnage plutôt délicat à traiter dans un article de fond. Le travail qu’il a accompli en fondant le réseau international « Faith in Action » (La foi en action — FIA) a contribué à façonner la mission des jésuites de la côte ouest des États-Unis et à améliorer les conditions de vie de milliers de personnes dans le monde. Mais le fondateur écarte une large part de ces éloges en soulignant que c’est le leadership de la base qui est la clé du succès de FIA.

« Chez John, ce qui m’impressionne le plus, c’est qu’il a beau fuir le tape-à-l’œil, il est très fort et il exerce tranquillement une énorme influence », déclare le père Bob Fambrini, SJ, curé de la paroisse Saint-François-Xavier de Phoenix et membre du conseil d’administration de FIA.

Reconnaissable à sa touffe de cheveux blancs et à ses lunettes rectangulaires sans monture, le père Baumann suscite le respect de ceux et celles qui le connaissent. Le lendemain de l’interview qu’il m’a accordée, nous sommes allés assister à un congrès sur l’organisation communautaire à l’université de San Francisco. Son approche avait largement inspiré l’événement, mais il choisit de s’asseoir dans la section la moins bien située, qu’on abandonne généralement aux retardataires. Or les gens affluaient vers lui, d’anciens amis et collègues sans doute, mais aussi de parfaits inconnus venus lui exprimer leur admiration. Avec sa grande taille et sa stature patricienne, il se penchait pour les écouter.

Aujourd’hui, Faith in Action est l’un des apostolats jésuites les plus importants au monde : le réseau organise des communautés croyantes dans 27 États américains, au Salvador, au Guatemala, au Honduras, en Haïti, au Ghana et au Rwanda. Depuis sa création en 1972, les campagnes de FIA ont permis d’améliorer les systèmes d’enseignement, de faciliter l’accès aux soins de santé et aux logements abordables, et de réduire la violence au sein des collectivités. Ces campagnes varient avec les contextes, mais elles se fondent toutes sur les principes du père Baumann, qui ne cesse de rappeler que les personnes les plus touchées par les systèmes injustes sont les mieux placées pour mener à bien la transformation de ces systèmes.

« L’organisation communautaire donne aux gens les outils dont ils ont besoin en vue de lutter pour la justice et d’œuvrer en faveur d’une société plus équitable, explique-t-il. Elle crée un monde où chacune, chacun a sa place, peut s’épanouir et a son mot à dire dans les décisions qui affectent sa vie. »

Il y a longtemps que le clergé et les laïcs catholiques jouent un rôle de premier plan dans le mouvement social aux États-Unis : dans l’organisation des syndicats ouvriers pendant la révolution industrielle, par exemple, dans le mouvement des travailleurs agricoles dirigé par César Chavez et Dolores Huerta ou dans les grandes manifestations pour la paix des années 1970. À l’instar de FIA, de nombreux réseaux nationaux, comme l’Industrial Areas Foundation et le Gamaliel Network, ont été cofondés par des catholiques. Depuis plus d’un siècle, ces mouvements misent sur le pouvoir collectif des catholiques pour transformer la vie publique américaine, mais ce lien historique entre la foi et l’organisation communautaire passe souvent inaperçu.

Des collègues échangent avec le père John Baumann (au centre) lors d’un congrès sur l’organisation communautaire en février 2023 (avec l’aimable autorisation de MegAnne Liebsch).

Le pouvoir aux communautés

Benjamin d’une famille de huit enfants, le père Baumann a grandi sur la ferme laitière de ses parents à San Jose, en Californie, où il apprit très tôt la valeur de la communauté. Les dix membres de la famille travaillaient ensemble, comptant les uns sur les autres pour maintenir la ferme à flot. La foi était vécue en communauté, que ce soit à la table familiale ou à l’église de la paroisse jésuite, que les parents et les grands-parents du père Baumann avaient aidé à construire. Grande source de fierté pour les Baumann, leur église était un symbole tangible de ce que pouvait réaliser une communauté unie.

Ce lien précoce avec la foi et les jésuites guida le père Baumann vers la Compagnie en 1956.  Scolastique, il s’attendait à enseigner au secondaire ou au collégial, mais alors qu’il préparait sa maîtrise en théologie, parurent les premiers documents du concile Vatican II. Leur contenu allait changer sa vie.

Le jeune théologien fut fasciné par « l’Église de Vatican II » : une Église humaniste, qui ne se contentait pas de célébrer les sacrements et la messe dominicale, mais qui voulait partager pour les relever les défis auxquels sont confrontés ses fidèles. Plus que sur la charité, Vatican II mettait l’accent sur la justice en appelant l’Église à travailler à changer les systèmes à l’origine de la pauvreté et de la violence. Même si les principes de l’enseignement social catholique sont antérieurs à Vatican II, le concile faisait ressortir une foi qui met la justice en action.

Inspirés par ces idées, le père Baumann et un autre étudiant jésuite en théologie, le père Jerry Helfrich, assistèrent à un séminaire sur l’organisation communautaire pour le clergé au Chicago Urban Training Center, où le pionnier de la discipline Saul Alinsky donnait souvent des ateliers.

« J’ai été fasciné par le message d’Alinksy sur l’importance de donner aux gens les moyens de s’exprimer au sein de la communauté », raconte le père Baumann.

Cet été-là, lors d’un stage dans le West Side de Chicago, il travailla 24 heures sur 24. Devant les mauvaises conditions de logement dans ce quartier noir, le père Baumann réunit un groupe de 30 membres de la communauté pour voir comment remédier au délabrement. Les participants ne tardèrent pas à remettre en question l’autorité du père Baumann : de quel droit pensait-il leur dicter ce dont ils avaient besoin ?

« J’ai eu tôt fait d’apprendre un principe de base de l’organisation communautaire : il faut prendre les gens là où ils sont, et non là où l’on voudrait qu’ils soient, explique-t-il. J’ai dû remiser mon idéologie à moi et me mettre vraiment à l’écoute. »

Leçon décisive de subsidiarité, le grand principe social catholique qui rappelle que les plus proches de l’injustice doivent être les premiers artisans de la lutte pour la justice. En fin de compte, les leaders de la communauté décidèrent d’axer leur campagne sur un immeuble d’habitation qui accumulait les infractions au code du logement. À la fin de l’été, ils firent pression sur le propriétaire absent pour qu’il mette l’immeuble aux normes.

« Chicago a complètement changé ma façon de concevoir ce que je voulais faire en tant que jésuite : j’ai vu que l’organisation communautaire pouvait être un vrai ministère, explique le père Baumann. Tout à coup, la théologie devenait vivante. »

Au début de l’été, le père Baumann s’était demandé : comment l’Église peut-elle répondre à l’injustice ? Que suis-je appelé à faire ? À la fin de l’été, il avait sa réponse : l’organisation communautaire.

Les paroisses reprennent vie

En 1972, après plusieurs années de formation à Chicago, les pères Baumann et Helfrich retournèrent à Oakland, en Californie, pour lancer un mouvement d’organisation communautaire qu’ils baptisèrent le Pacific Institute for Community Organizing (PICO). À partir d’une paroisse franciscaine, les deux hommes arpentèrent Oakland en interrogeant les gens sur les problèmes de leur collectivité. Ils quadrillèrent le quartier en onction des grands enjeux, des problèmes d’infrastructure aux édifices abandonnés en passant par la sécurité. Plus important encore, ils accompagnèrent les leaders de la communauté et leur apprirent à exposer leurs problèmes au conseil municipal d’Oakland en exigeant qu’on prenne des mesures. Le modèle se développa, il réunit des intervenants locaux et des volontaires jésuites, et le PICO s’étendit à toute la Californie.

Le père John Baumann, SJ (dernière rangée, le troisième en partant de la droite) avec le personnel du PICO en 1974.

Au début, l’Institut concentrait ses efforts sur l’organisation au niveau du quartier. Avec le temps, cependant, l’équipe découvrit qu’en suivant ce modèle, les leaders communautaires étaient vite à bout de souffle : ils passaient d’une campagne à l’autre sans nouer de solides relations humaines susceptibles de les soutenir au milieu des campagnes difficiles.

La question s’imposa peu à peu au personnel du PICO: et si nous organisions plutôt à partir des paroisses ?

« Je me suis dit que je pourrais ainsi mettre en œuvre à la fois Vatican II et ma spiritualité jésuite : trouver Dieu présent dans la communauté et discerner ce que Dieu voudrait voir s’y produire », explique le père Baumann.

Le PICO entreprit d’élaborer un modèle basé sur la foi en travaillant d’abord avec des pasteurs, des prêtres, des rabbins et des imams capables de rassembler des groupes de fidèles pour travailler sur des enjeux communautaires. On mit au point des formations pour que ces responsables puissent mener des entretiens individuels dans le milieu, non seulement avec d’autres fidèles, mais aussi avec les gens du voisinage. L’une des premières campagnes confessionnelles du PICO prévoyait une action et une assemblée publiques avec le chef de la police d’Oakland pour discuter de la violence dans le quartier. Un millier de personnes y assistèrent.

Après les actions, le PICO et la communauté se réunissaient pour réfléchir. « Les paroisses s’animaient, raconte le père Baumann, les gens disaient : mais oui, c’est ça, l’Église! »

Le pouvoir, une affaire de relations

Porté par ce modèle confessionnel, le PICO devint rapidement une organisation nationale et prit le nom de Faith in Action. L’organisme travaille aujourd’hui avec plus de 3 000 congrégations de 34 confessions différentes et, depuis 2006, FIA agit à l’échelle internationale. Aux États-Unis, ses groupes ont contribué à l’adoption de la Loi sur les soins abordables (Affordable Care Act) en 2010, qui a élargi l’accès à Medicaid dans 34 États et fournit actuellement une assurance maladie à 40 millions d’Américains. Par ailleurs, FIA collabore étroitement avec les évêques américains et la Campagne catholique pour le développement humain, qui s’efforce de briser le cycle de la pauvreté au moyen d’actions de plaidoyer et de subventions à des organisations à but non lucratif.

John Baumann

Chaque fédération se concentre sur des enjeux différents en fonction de son implantation, mais globalement FIA s’attaque au racisme systémique et à l’exclusion socio-économique. En agglomérant les voix confessionnelles sur des questions comme les soins de santé, l’immigration, l’éducation et les saisies immobilières, FIA déploie la force de la collaboration interreligieuse pour obtenir des changements.

« Lorsque des personnes de toutes races et de toutes confessions religieuses se réunissent, ça devient très puissant », souligne le père Baumann. Alors que certains tiendraient les différences doctrinales pour un facteur de division insurmontable, le père Baumann voit dans l’expérience commune de la foi religieuse une occasion de rencontre transformatrice.

Au cœur de la collaboration interconfessionnelle de FIA, on retrouve le credo du père Baumann : « le pouvoir naît des relations ». La foi fournit un langage commun sur les valeurs, qui rapproche des congrégations disparates. Les notions de dignité humaine, de bien commun et d’amour du prochain sont les pierres angulaires sur lesquelles nouer des relations et bâtir la justice. De plus, estime le père Baumann, toutes les confessions religieuses croient radicalement à la transformation : pour elles, le changement n’est pas seulement réalisable, il a aussi un caractère sacré.

« Travailler dans un contexte religieux apporte une dimension de persévérance et d’espérance, et procure une immunisation contre le cynisme et le désespoir », explique-t-il.

Plus qu’un changement de politiques

Située dans le quartier de Boyle Heights à Los Angeles, la paroisse Dolores Mission est un excellent exemple de la façon dont l’organisation peut renforcer une communauté croyante. Depuis l’arrivée des jésuites dans les années 1980, Dolores Mission stimule l’engagement chez les paroissiens, qui s’associent fréquemment à la fédération locale de FIA, LA Voice. Le père Scott Santarosa, SJ, qui a été curé de Dolores Mission, se souvient d’avoir participé à une manifestation où des migrants et des membres du clergé affiliés à LA Voice occupèrent les marches de l’hôtel de ville et demandèrent aux élus de protéger les familles de migrants contre l’expulsion.

À la fin de l’événement, le père Santarosa monta dans un autobus avec d’autres paroissiens. Il vit alors un sans-papiers se tourner vers lui pour lui dire : « C’est un jour vraiment spécial. J’ai l’impression d’avoir déjà mes papiers. »

Pour le père Santarosa, c’était un rappel poignant que l’organisation communautaire ne se limite pas à la planification d’actions ou à l’obtention de changements politiques. Elle rend aussi leur dignité à ceux et celles qui en ont été privés par des structures injustes. « Même si nous n’avons pas vraiment fait avancer les choses ce jour-là, la démarche elle-même peut redonner aux gens leur dignité, fait-il valoir. Elle peut leur rappeler qu’ils sont dignes. »

La théologie dans le monde réel

Pour le père Baumann, la lentille de l’organisation communautaire met au point le mantra jésuite trouver Dieu en toutes choses. « La théologie concerne le monde réel, elle entre en interaction avec les gens, explique-t-il. Si nous croyons que Dieu est parmi nous, comment pouvons-nous permettre que des divisions fondées sur l’appartenance ethnique, la religion ou les antécédents fomentent l’animosité, l’injustice et la violence ? »

Le père John Baumann célèbre la messe lors d’un congrès sur l’organisation communautaire en février 2023 (avec l’aimable autorisation de MegAnne Liebsch).

Annie Fox se voit comme une « disciple » du père Baumann. Elle a été organisatrice pour Faith in Action en Californie avant d’être engagée comme assistante des Jésuites de l’Ouest des États-Unis pour la justice, l’écologie et l’organisation.

« Je crois en un Dieu qui nous appelle à nous rencontrer les uns les autres, qui change nos idées préconçues, qui nous conduit à une imagination prophétique, dit-elle. Ma conviction la plus profonde, c’est que Dieu envisage un royaume meilleur que ce que nous avons, et que nous avons ce qu’il faut pour le réaliser pour peu que nous soyons disposés à avoir foi les uns dans les autres. »

« Et ça, ajoute-t-elle, c’est tout John Baumann. »

L’éthique discrète du père Baumann a façonné la spiritualité ignatienne aux États-Unis. Avec la croissance de FIA, il est devenu un conseiller clé pour les dirigeants de la province jésuite de l’Ouest, renforçant du coup l’engagement de ses confrères pour la justice sociale dans tous les secteurs. Il a contribué à l’embauche de Mme Fox, qui a pour mandat de développer les efforts d’organisation communautaire de la province, comme le Jesuits West Collaborative Organizing for Racial Equity (Organisation des jésuites de l’Ouest pour l’équité raciale).

« Aujourd’hui, la notion de justice sociale est beaucoup plus intégrée à la vie de la province, explique le père Fambrini. En la matière, John est le modèle absolu. »

La carrière et la vocation du père Baumann, qui s’est concentré sur l’action plutôt que sur la parole, illustrent concrètement le passage de la contemplation à l’action. Or ce style de leadership est un exercice d’équilibre délicat, souligne Mme Fox. Car beaucoup d’organisateurs communautaires, et elle s’inclut dans le nombre, se jugent charismatiques et aiment bien les feux de la rampe.

« Soyons francs, nous nous battons pour avoir une place au premier rang, dit-elle. John, lui, est un grand exemple de leadership mis au service des autres. Ce qui lui tient vraiment à cœur, c’est justement le leadership des autres. Il voit dans chaque personne un leader potentiel, quelqu’un qui va participer à la réalisation du royaume de Dieu sur terre. »

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La Conférence Jésuite du Canada et des Etats-Unis dénonce la saisie de l’Université d’Amérique Centrale par le gouvernement du Nicaragua https://www.jesuits.org/fr/stories/la-conference-jesuite-du-canada-et-des-etats-unis-denonce-la-saisie-de-luniversite-damerique-centrale-par-le-gouvernement-du-nicaragua/ Fri, 18 Aug 2023 15:17:13 +0000 https://www.jesuits.org/?post_type=stories&p=81789 La Conférence Jésuite du Canada et des Etats-Unis est alarmée et troublée par la confiscation injuste de l'Université d'Amérique Centrale (UCA) à Managua par le gouvernement du Nicaragua.

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La Conférence Jésuite du Canada et des Etats-Unis est alarmée et troublée par la confiscation injuste de l’Université d’Amérique Centrale (UCA) à Managua par le gouvernement du Nicaragua. Depuis sa création en 1960, l’UCA est connue dans le monde entier pour l’enseignement exceptionnel qu’elle dispense à des milliers d’étudiants dans la tradition jésuite et catholique. La saisie de l’université est une violation flagrante de la liberté académique et religieuse.

Nous sommes solidaires des Jésuites du Nicaragua et de la faculté, du personnel et des étudiants de l’UCA, qui rejettent les fausses accusations portées contre l’université et condamnent les actions du gouvernement.

Nous nous faisons l’écho de l’appel de la Province jésuite d’Amérique centrale pour que le gouvernement nicaraguayen revienne sur sa décision et la corrige, et pour qu’il mette fin à l’agression contre la communauté de l’UCA. Nous demandons aux gouvernements des États-Unis et du Canada de se joindre à nous pour dénoncer cette grave injustice et insister sur une résolution juste. Nous prions pour que la vérité, la justice, le dialogue et la liberté prévalent.

Télécharger le PDF de la déclaration.

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Urgence sismique en Turquie et en Syrie https://www.jesuits.org/fr/stories/urgence-sismique-en-turquie-et-en-syrie/ Wed, 08 Feb 2023 21:49:49 +0000 https://www.jesuits.org/stories/urgence-sismique-en-turquie-et-en-syrie/ 7 février 2023 Après le violent tremblement de terre qui a frappé la Syrie et la Turquie dans la nuit du 5 au 6 février, la situation reste dramatique. La cathédrale d’Iskenderun s’est effondrée. Mgr Paolo Bizzeti SJ, évêque d’Anatolie, dans l’est de la Turquie, était en-dehors du pays à ce moment-là, mais il organise […]

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7 février 2023

Après le violent tremblement de terre qui a frappé la Syrie et la Turquie dans la nuit du 5 au 6 février, la situation reste dramatique. La cathédrale d’Iskenderun s’est effondrée. Mgr Paolo Bizzeti SJ, évêque d’Anatolie, dans l’est de la Turquie, était en-dehors du pays à ce moment-là, mais il organise de l’aide. Antuan Ilgit SJ est sur place et organise des secours pour ses paroissiens. La situation est fluide et constamment mise à jour. Le tableau environnant est sombre : hôpitaux effondrés ou inhabitables, manque d’électricité, connexions rompues ou très difficiles.

(Antuan Ilgit SJ)

« Nous exprimons notre plus profonde sympathie et nos condoléances aux familles et aux communautés touchées par les récents tremblements de terre en Syrie et en Turquie », a déclaré le père Arturo Sosa. « Nous sommes de tout coeur avec ceux qui ont perdu des êtres chers, des maisons et des communautés. Nous prions pour le rétablissement rapide et sûr de tous ceux qui ont été blessés et pour le confort de ceux qui ont été touchés par cette catastrophe. »

(Antuan Ilgit SJ)

À Alep, la communauté de trois jésuites a fui sa maison après le premier tremblement de terre et a rejoint les autres habitants d’Alep dans le froid glacial de la nuit. De nombreuses maisons se sont effondrées. Les gens refusent de retourner chez eux par crainte d’autres tremblements de terre. La Compagnie a ouvert son bâtiment à Aziziyé aux personnes qui cherchent un abri. C’est une maison bien construite. Le JRS dirige la réponse des jésuites. Ils ont déjà lancé un appel de fonds.

(Antuan Ilgit SJ)

Le père Tony O’Riordan, jésuite irlandais, dit : « Je viens juste d’arriver à Alep pour diriger l’évaluation des besoins et la réponse rapide du JRS. Maintenir la vie et la santé est notre priorité immédiate, et nous chercherons à rouvrir nos cliniques sitôt que les bâtiments auront été dégagés par les ingénieurs plus tard dans la journée. Nous continuerons à augmenter notre soutien à la protection de base contre le froid et les éléments, pour les personnes qui ne peuvent pas rentrer chez elles. Aider les gens à rester résilients mentalement sera une deuxième priorité. »

Turquie : Plus d’informations et liens pour les dons sur www.amo-fme.org
Syrie : Plus d’informations et liens pour les dons sur jrs.net. Pour les dons en provenance des Etats-Unis, cliquez ici.

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Maintenant, discerne ça. Mes volets et la Nouvelle Année https://www.jesuits.org/fr/stories/maintenant-discerne-ca-mes-volets-et-la-nouvelle-annee/ Fri, 13 Jan 2023 20:55:54 +0000 https://www.jesuits.org/stories/maintenant-discerne-ca-mes-volets-et-la-nouvelle-annee/ par Eric A. Clayton J’ai entrepris la Nouvelle Année en installant des volets chez nous. Je ne dis pas ça pour me vanter. Et avant que vous ayez l’idée de m’embaucher pour vos travaux de rénovation, je dois vous avertir : je suis pourri en matière de petits travaux domestiques. Je déteste ça et je doute profondément […]

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par Eric A. Clayton

J’ai entrepris la Nouvelle Année en installant des volets chez nous. Je ne dis pas ça pour me vanter.

Et avant que vous ayez l’idée de m’embaucher pour vos travaux de rénovation, je dois vous avertir : je suis pourri en matière de petits travaux domestiques. Je déteste ça et je doute profondément de mes capacités. Ces volets sont une anomalie. Dites-vous bien qu’ils n’ont pas encore une semaine.

Mais il nous fallait des volets; notre maison avait besoin de relief. Mon épouse, après avoir exploré soigneusement les suggestions de Google sur « l’installation de volets », avait conclu qu’il serait à la fois économique et pas complètement impossible pour moi de dépoussiérer et d’utiliser ma perceuse sans l’aide d’un professionnel de la construction. Or je suis toujours prêt à affronter l’impossible pour « faire des économies ».

Mais nous avions besoin d’une échelle.

Le projet Volets nous a donc amenés, en ce début d’année, à frapper chez nos voisins et à leur présenter nos meilleurs vœux en quête d’une échelle éventuelle.

Finalement, l’échelle en main – ou plutôt sous mes pieds : c’est bien la perceuse que j’avais en main – mon épouse et moi nous sommes mis au travail.

Il s’avère que ma maison a deux types de revêtement : un qui est assez facile à percer (percer jusqu’où, je n’en ai pas la moindre idée) et un qui ne l’est décidément pas. En haut de l’échelle, le front en sueur, je changeais une mèche pour une autre en forant des trous dont je n’étais pas du tout sûr s’ils étaient nécessaires, correctement alignés ou destinés à causer des dommages irréversibles…

Il y eut abondance de pleurs et de grincements de dents. Et de jurons.

J’ai failli abandonner. Je l’aurais probablement fait, si la façade de la maison n’avait pas eu l’air parfaitement ridicule avec des volets à moitié installés. (Nos voisins avaient eu la gentillesse de nous prêter leur échelle pendant les vacances, nous n’allions pas leur imposer en échange le spectacle quotidien d’une monstruosité.) Nous avons donc continué. Et nous avons réussi.

Mais je me suis posé une question en haut de mon échelle : pourquoi étais-je si inquiet, pour ne pas dire terrorisé, par ce projet? Mon épouse avait bien étudié la question et nous savions exactement ce qu’il fallait faire. Nous avions les outils nécessaires et toute une rue de voisins empressés à nous prêter leur échelle.

Or l’inquiétude persistait. Elle se ramenait à deux choses : d’abord, je ne pouvais pas, physiquement, voir à travers le mur, je ne comprenais pas bien la fonction des pièces et des morceaux. Qu’est-ce que j’étais en train de percer? Est-ce que ça fonctionnait vraiment ?

Deuxièmement, qu’allais-je faire si jamais je me trompais ? J’ai à peine le savoir-faire pour charger la perceuse, je ne pourrais certainement pas corriger une installation de volets bancale. Qu’adviendrait-il de tous ces trous déplacés sur la façade de notre maison ?

J’avais peur de ce que je ne pouvais pas voir et de ce que je ne pouvais pas savoir.

Venons-en au fait. Je parie que nous envisageons toutes et tous d’installer des volets chez nous cette année. Nous avons probablement pris la résolution de le faire.

Non, nous n’allons pas tous grimper en haut d’une échelle pour installer littéralement des volets. Mais nous avons des objectifs en tête, des choses que nous voulons faire, des espoirs, des rêves, des aspirations.

Et face à notre résolution se dresse l’inconnu : ce que nous ne pouvons ni voir ni savoir. Allons-nous continuer quand même? Ou allons-nous laisser l’inconnu nous paralyser?

L’essentiel au sujet de notre foi, cette foi que nous venons de célébrer à Noël, c’est que le Christ est entré dans le monde, qu’il continue d’entrer dans notre monde. Tout, absolument tout – chaque chose, chaque réalité — resplendit de la lumière du Christ. Ce mystère, le mystère de l’inconnu, est en fait une invitation à entrer dans le Mystère, l’invitation à entrer en Dieu dans la foi.

Nous ne pouvons ni voir ni savoir où cela nous conduira. Et nous pouvons passer tout notre temps à angoisser, incertains de ce qui pourrait arriver ou de ce qu’on pourrait attendre de nous. Nous échouerons inévitablement ; nous percerons des trous exactement où il ne faut pas.

Deux choses à garder à l’esprit : notre Dieu s’intéresse intimement aux désirs les plus terre-à-terre enfouis dans nos résolutions du Nouvel An. Dieu veut que nous réussissions, il veut que nous plongions profondément dans les saints désirs que nos résolutions laissent transparaître. Et l’Écriture ne cesse de nous le répéter : « n’ayez pas peur ».

Voici, à mon humble avis, ce que ma lutte avec les volets peut nous apprendre pour l’année qui vient sur notre vie spirituelle et sur ce qui transpire de nos résolutions.

  1. Faites confiance aux connaissances nées de l’expérience et de la tradition : religieuse, familiale, culturelle…
  2. Faites confiance à la bienveillance des personnes autour de vous. Les gens veulent vous prêter une échelle et vous voir réussir.
  3. Faite confiance au Christ qui travaille en vous de manière cachée, qui est né dans l’étable et qui naît chaque jour de la réalisation de vos rêves et de vos désirs. Vous croyez ne pas être à la hauteur ; Dieu pense autrement – et il vous le montrera.

À la fin de la journée – et à la fin de l’année – Dieu met sa joie en nous : dans les trous que nous perçons accidentellement, dans les volets que nous réussissons à fixer à la maison, dans nos conversations en quête d’une échelle et dans les myriades de petites choses, si banales en apparence, par lesquelles nous faisons naître le Christ chaque jour de l’année…

En 2023, soyons toutes et tous porteurs de grâce les uns pour les autres.

La présente réflexion fait partie d’une chronique primée  de courriels hebdomadaires. Si vous désirez recevoir des réflexions comme celle-ci chaque mercredi dans votre courrier électronique, inscrivez-vous ici (les courriels ne paraissent qu’en anglais).

Eric A. Clayton est l’auteur de Cannonball Moments: Telling Your Story, Deepening Your Faith (Loyola Press) et directeur adjoint des communications à la Conférence jésuite du Canada et des États-Unis. Ses essais sur la spiritualité, l’art d’être parent et la culture pop ont paru, entre autres, dans la revue America, dans le National Catholic Reporter et dans Busted Halo. Il signe régulièrement des textes sur Give Us This Day et sur le site IgnatianSpirituality.com. Il a publié des œuvres de fiction chez Dark Hare Press, dans le magazine World of Myth et ailleurs. Il vit à Baltimore (Maryland) avec son épouse, leurs deux enfants et leur chat Sebastian. Vous pouvez le suivre en écrivant à l’adresse ericclaytonwrites.com.

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Pape Émérite Benoît XVI : « La Compagnie de Jésus partage la douleur de toute l’église » dit le P. Sosa https://www.jesuits.org/fr/stories/pape-emerite-benoit-xvi-la-compagnie-de-jesus-partage-la-douleur-de-toute-leglise-dit-le-p-sosa/ Sat, 31 Dec 2022 16:08:35 +0000 https://www.jesuits.org/stories/pape-emerite-benoit-xvi-la-compagnie-de-jesus-partage-la-douleur-de-toute-leglise-dit-le-p-sosa/ La Compagnie de Jésus partage la douleur de toute l’Église en apprenant la mort du Pape émérite Benoît XVI.

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Décès du Pape émérite Benoît XVI
Lettre du Père Arturo Sosa SJ

Photo : Les jésuites de la 35ème Congrégation Générale rencontrent le Pape Benoît XVI, février 2008

Rome, 31 décembre 2022

Chers Frères,

La Compagnie de Jésus partage la douleur de toute l’Église en apprenant la mort du Pape émérite Benoît XVI. En même temps, elle rend grâces à Dieu pour le don à l’Église et au monde que sa personne a représenté.

Nous avons de nombreuses raisons de faire mémoire du Pape émérite Benoît XVI avec une profonde affection et une vive reconnaissance, que ce soit pour le service qu’il a rendu à l’Église universelle comme Vicaire du Christ ou pour la manière dont, en diverses occasions, il a exprimé son estime envers notre Compagnie.

Dans sa longue existence, Joseph Ratzinger a connu de très près les forces et les limites de la Compagnie de Jésus. Son activité féconde de chercheur et de professeur de théologie en Allemagne, sa contribution comme expert au Concile Vatican II et sa responsabilité de Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi l’ont conduit à rencontrer de nombreux jésuites engagés dans le service de la réflexion théologique, biblique, philosophique et canonique. Il a dialogué et travaillé avec eux, de manière directe et franche, sans masquer les difficultés et en cherchant toujours sincèrement un plus grand bien pour l’Église. Qu’il suffise de rappeler ici sa profonde estime pour le Père Henri de Lubac – l’un des auteurs qui l’a davantage marqué – ou l’attention, nourrie d’une réelle estime, qu’il a portée à l’Université Grégorienne, comme il l’a exprimé lors de la visite qu’il y a effectuée en novembre 2006. Le souvenir de Benoît XVI nous incite à continuer à nous engager pleinement et avec grand sérieux dans la recherche et les études théologiques, au service de la foi et de la culture contemporaine.

Joseph Ratzinger connaissait aussi, et appréciait, la spiritualité ignacienne. Peu après avoir renoncé à la charge pontificale, on lui demanda quelles étaient ses prières préférées. Il a alors placé au-dessus de tout le Sume, Domine, et suscipe de Saint Ignace. En une autre occasion, il a dit à propos de cette prière : « elle me paraît toujours trop élevée, au point que je n’ose presque pas la prononcer ; et pourtant, d’une manière ou une autre, nous devrions toujours la faire nôtre. » La seconde de ses prières préférées est attribuée à Saint François Xavier : « Je T’aime parce que Tu es mon Dieu… Je t’aime parce que Tu es qui Tu es. » Mais nous le sentons aussi particulièrement proche de la Compagnie par son amour personnel pour Jésus Christ, sa recherche passionnée et assidue du « visage du Seigneur » dont il a magistralement rendu compte dans sa trilogie sur Jésus de Nazareth. C’est ainsi que le souvenir de Benoît XVI demeure pour nous comme une invitation à nourrir une relation vivante avec la personne de Jésus, sans lequel notre vie perd son sens le plus profond.

Durant son pontificat, Benoît XVI a dû affronter de lourds défis, qu’il a su relever avec humilité, courage et constance, par des orientations mais aussi par l’exemple qu’il a donné à toute l’Église. Je pense tout particulièrement à la dramatique et douloureuse réalité des abus sexuels commis par des prêtres et des religieux, une réalité dont nous-mêmes ne sommes malheureusement pas indemnes. La façon dont Benoît XVI a pris sur lui le poids et les conséquences de ce péché inqualifiable de l’Église nous a situés sur le juste chemin de la prise de conscience de ces situations douloureuses, de l’écoute des victimes, du désir de faire justice en chaque cas, de chercher comment réparer les torts commis et de prendre les mesures préventives pour éviter que de telles épreuves se reproduisent. Nous devons continuer à avancer sur ce chemin de manière toujours plus vigilante, avec toute la communauté ecclésiale et toutes les instances de la société civile. La cohérence de notre témoignage de vie et de notre engagement à la conversion toujours possible, avec la grâce de Dieu, sont des exigences de vie chrétienne, religieuse et presbytérale que nous devons sans cesse garder à l’esprit.

Lors de la 35ème Congrégation Générale, la Compagnie de Jésus a eu l’occasion de ressentir et de goûter la proximité et l’affection du Pape Benoît XVI, particulièrement au cours de l’audience du 21 février 2008 accordée aux délégués, avec à leur tête le Supérieur Général nouvellement élu, le Père Adolfo Nicolás. Un excellent discours de Benoît XVI nous a conduits au coeur de notre identité spirituelle. Il nous a invités à vivre avec détermination et enthousiasme la diversité des missions qui caractérise la Compagnie, au service de la foi, de la justice et de la culture, parmi les pauvres et avec les pauvres, « en sentant avec l’Église et dans l’Église », avec cette dévotion « effective et affective » qui fait des jésuites de « précieux et irremplaçables collaborateurs » du Vicaire du Christ. Ce fut là un moment de consolation et de confirmation spirituelles, durant lequel nous avons pu éprouver la confiante relation mutuelle unissant le Saint Siège et la Compagnie ; ce moment a été une invitation à vivre notre mission « avec une ferveur et un élan renouvelés » – ce sont là les termes du premier décret de la 35ème Congrégation Générale. C’est l’engagement auquel nous continuons de vouloir répondre chaque jour, avec l’aide du Seigneur, malgré nos limites.

En renonçant à la charge pontificale, Benoît XVI a magnifiquement montré en quoi consistent une humilité et une liberté spirituelle capables de placer avant toute autre chose le bien de l’Église universelle. Aujourd’hui, nous nous unissons à toute l’Église et au Pape François dans la prière de reconnaissance qui s’élève, alors que nous faisons mémoire, avec admiration, du témoignage de cohérence personnelle de Joseph Ratzinger et de la profondeur du magistère de Benoît XVI. Pleins de confiance dans la magnanimité que le Seigneur manifestera à son égard lorsqu’il le recevra dans la demeure préparée depuis toujours à ceux qui lui ont donné leur vie avec générosité, nous lui disons « à Dieu ».

Bien fraternellement en notre Seigneur,

Arturo Sosa SJ
Supérieur Général
Rome, 31 décembre 2022

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