Chia-Yang Kao, SJ

Ville d’origine
Taipei, Taïwan
Province
Est des États-Unis

« En tant que jésuite biculturel, naviguant entre mes identités taïwanaise et américaine, je poursuis un itinéraire permanent d’exploration et d’autocompréhension. Pour moi, la formation jésuite transcende les frontières physiques des cultures ; elle devient un stage sacré dans les domaines de la découverte de soi, de l’empathie culturelle et de l’enrichissement spirituel. »

Faits saillants de sa formation jésuite

  1. Il a accompagné des malades et leurs familles à l’hôpital de Syracuse (New York), dans le Bronx (New York) et à Boston.
  2. Il a fait de l’accompagnement spirituel auprès de personnes sans logis à Chicago.
  3. Il a aidé des étudiants minoritaires de première génération à San Francisco.

Après l’ordination

Il fera son doctorat en éducation à l’Université Columbia et assurera un service pastoral à la paroisse Saint-François-Xavier de New York.

C-Y and his colleagues promote the graduation ceremonies that honor cultural diversity at the University of San Francisco.

Diplômes universitaires

Baccalauréat en diplomatie, National Chengchi University; maîtrise en service extérieur, Georgetown University; maîtrise en philosophie sociale, Loyola University Chicago; maîtrise en théologie pastorale, Jesuit School of Theology of Santa Clara University

Indiquez un passe-temps que vous pratiquez comme jésuite et pourquoi ce hobby est important pour vous.

Cuisiner. Je prends plaisir à préparer des repas pour des amis et des confrères jésuites. Je crois que la bonne nourriture est un langage universel, qui rassemble les gens et tisse des liens. Le geste de cuisiner dépasse l'alimentaire : il devient l'expression d'une attention aux personnes et d'un partage culturel. Dans la vie active des jésuites, la cuisine est un outil précieux pour ralentir, se connecter avec les amis et partager de simples petits plaisirs comme autant de cadeaux de Dieu.

Une expérience particulièrement significative que vous avez eue pendant votre formation, et la raison de son importance à vos yeux.

Pendant mon noviciat, j'ai travaillé comme aumônier d'hôpital et j'ai été témoin de la vulnérabilité et de la foi des patients et de leurs familles. Le ressenti de la condition humaine a souvent fait naître des conversations profondes sur l’angoisse, sur l’espérance et sur Dieu. Leur force face à la souffrance a renouvelé ma conception de la présence de Dieu. Chaque chambre hébergeait une histoire unique de difficultés, mais aussi de résilience et de résurrection. Il m’est arrivé souvent d’éprouver de l'admiration et un profond respect pour l’ouverture de l’esprit humain à la guérison et à la grâce.

Ces expériences m’accompagnent toujours; elles me rappellent que la foi peut s’épanouir dans les contextes les plus sombres et que le miracle prend parfois la forme du courage et de la compassion. Ce sont d’authentiques récits du Mystère pascal vécu dans l’existence humaine.

Votre vocation jésuite vous a-t-elle amené à des endroits où vous n’auriez jamais pensé aller ?

La formation jésuite m'a fait traverser le monde, de la Chine continentale au Canada et du Pérou à la Grande-Bretagne. Ces voyages ne sont pas de simples points forts de mon curriculum vitae ou des anecdotes à raconter à table. Ce sont des expériences profondes qui me poussent à me remettre continuellement en question et à faire le point sur mes convictions et sur mon identité. En tant que jésuite biculturel, naviguant entre mes identités taïwanaise et américaine, je poursuis un itinéraire permanent d’exploration et d’autocompréhension. Immergé dans diverses cultures, j’y trouve l'inspiration pour explorer mes convictions inexprimées. Pour moi, la formation jésuite transcende les frontières physiques des cultures ; elle devient un stage sacré dans les domaines de la découverte de soi, de l'empathie culturelle et de l'enrichissement spirituel.